Le S&P 500, le Dow Jones Industrial Average et le Nasdaq sont les trois indices boursiers américains les plus cités dans l’actualité économique. Chacun agrège l’évolution des cours d’un panier d’actions cotées aux États-Unis, mais leur composition et leur méthode de calcul diffèrent sensiblement. Comprendre ces différences permet de mieux interpréter les variations quotidiennes annoncées à la clôture de Wall Street.
Le Dow Jones Industrial Average est le plus ancien des trois. Créé à la fin du XIXe siècle par le journaliste Charles Dow, il ne regroupe que 30 grandes entreprises américaines, sélectionnées pour représenter les principaux secteurs de l’économie. Sa particularité tient à son mode de calcul : il est pondéré par le prix des actions, et non par la taille des entreprises. Une société dont l’action vaut nominalement plus cher pèse donc davantage dans l’indice, indépendamment de sa capitalisation boursière réelle.
Le S&P 500, lancé en 1957 par la société Standard & Poor’s, regroupe environ 500 grandes entreprises cotées aux États-Unis. Il est pondéré par la capitalisation boursière flottante : plus une entreprise vaut cher en Bourse, plus son influence sur l’indice est importante. En raison de sa large couverture sectorielle, il est généralement considéré comme le baromètre le plus représentatif du marché des grandes capitalisations américaines et sert de référence à de nombreux fonds indiciels.
Le Nasdaq, entre place de marché et indice
Le terme « Nasdaq » désigne d’abord une place boursière électronique, créée en 1971, historiquement associée aux valeurs technologiques. Deux indices en découlent : le Nasdaq Composite, qui rassemble l’ensemble des titres cotés sur cette place, et le Nasdaq-100, qui regroupe une centaine des plus grandes entreprises non financières qui y sont cotées. La forte présence des secteurs de la technologie et de l’innovation explique que ces indices soient souvent plus volatils que le Dow Jones ou le S&P 500.
Ces trois indices remplissent une même fonction : offrir une mesure synthétique de l’évolution du marché. Ils servent aussi de supports à des produits financiers, comme les fonds indiciels cotés, et de référence pour comparer les performances des gérants. Une hausse ou une baisse d’un indice ne signifie toutefois pas que toutes les valeurs qui le composent évoluent dans le même sens : dans les indices pondérés par la capitalisation, quelques très grandes entreprises peuvent, à elles seules, influencer fortement le résultat d’ensemble.
Ces informations ne constituent en aucun cas des conseils financiers ou d’investissement.
Source : Rédaction TFN
