
L’administration Trump prépare une mesure qui permettrait d’étendre un programme fédéral d’aide à la garde d’enfants aux familles où l’un des parents mariés reste à la maison pour s’occuper de son enfant, selon le New York Times.
Aucun programme fédéral ne verse actuellement d’aide à un parent qui renonce à travailler pour élever son enfant à domicile.
Le dispositif s’appuierait sur le Child Care and Development Fund, un programme de 12 milliards de dollars créé dans les années 1990 et administré par le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Il bénéficie actuellement à environ 1,3 million d’enfants, pour un montant d’environ 9 000 dollars par enfant et par an.
Le projet créerait une nouvelle catégorie de garde, permettant à « l’un des parents mariés » de recevoir une aide pour s’occuper de son propre enfant pendant que son conjoint travaille au moins 35 heures par semaine.
Les couples non mariés ne seraient pas éligibles, tandis que les parents célibataires sans emploi resteraient exclus du dispositif.
Les familles devraient gagner moins de 85 % du revenu médian de leur État, certains États fixant toutefois le seuil à 60 %.
Selon le New York Times, le vice-président JD Vance a fait de cette proposition une priorité. Le projet s’inspire notamment d’une législation rédigée par le secrétaire d’État Marco Rubio lorsqu’il était sénateur.
Vance défend depuis plusieurs années l’idée que les jeunes enfants se portent mieux lorsqu’ils sont élevés à la maison par l’un de leurs parents.
La modification ne nécessiterait pas l’approbation du Congrès, mais devrait recevoir l’aval de la Maison-Blanche et passer par une période de consultation publique. Elle pourrait entrer en vigueur dès l’année prochaine.
Selon les chiffres du ministère de la Santé cités par le New York Times, environ 80 % des 870 000 familles bénéficiant actuellement de ces aides sont des familles monoparentales dont le parent travaille, la plupart étant des mères.
Les critiques craignent qu’un élargissement du programme sans financement supplémentaire ne réduise les aides disponibles pour ces familles ainsi que pour les quelque 225 000 prestataires qui dépendent de ces paiements.
Certains juristes du ministère se demandent également si le fait de conditionner cette aide au mariage serait légal.
D’autres ont alerté sur les risques de fraude, puisque les subventions seraient versées directement aux bénéficiaires plutôt qu’aux prestataires agréés.
L’idée figurait déjà dans le Project 2025, le programme politique élaboré par la Heritage Foundation.
Roger Severino, qui en avait rédigé le volet consacré à la garde d’enfants, a qualifié cette mesure de « traitement égal » pour les parents qui choisissent de rester au foyer.
Source: Newsmax – Read the original Article
