
OpenAI, l’entreprise de Sam Altman, renforce son équipe chargée des affaires publiques avec trois nouveaux recrutements axés sur les politiques liées à l’IA au niveau des États, dont la fille du sénateur démocrate Chuck Schumer.
Selon Axios, ces trois recrutements combinent réseaux politiques et expérience dans le secteur technologique.
Jessica Schumer, fille du sénateur Chuck Schumer (D-NY), supervisera les politiques publiques et les partenariats dans le Nord-Est des États-Unis. Elle dirigeait auparavant les activités de politique publique d’Amazon à New York et a été directrice de cabinet au Conseil des conseillers économiques sous l’administration Obama.
Caulder Harvill-Childs sera chargé des politiques publiques et des partenariats au niveau des États dans le Sud-Est. Il était récemment responsable des politiques publiques chez Meta, l’entreprise de Mark Zuckerberg, et dispose d’une longue expérience auprès des républicains, notamment après avoir travaillé pour Jon Burns, président de la Chambre des représentants de Géorgie.
Thomas MacLellan dirigera les politiques d’OpenAI en matière de cyberdéfense au niveau des États. Il possède plus de 20 ans d’expérience dans la cybersécurité et les politiques publiques, avec des passages chez Palo Alto Networks, Symantec, FireEye et la National Governors Association.
Le calendrier de ces recrutements n’est pas anodin. Les efforts bipartisans visant à réglementer l’IA s’intensifient dans les législatures des États, tandis qu’une série continue d’incidents de cybersécurité pousse les élus à agir.
Chris Lehane, principal lobbyiste d’OpenAI, a décrit l’approche de l’entreprise comme un « fédéralisme inversé », dans lequel les États les plus importants adoptent des règles similaires qui finissent par constituer de facto une norme nationale.
L’objectif est de contourner l’incapacité du Congrès à adopter une législation technologique, alors même que les États continuent d’avancer individuellement avec leurs propres lois.
Malgré cette vague de recrutements sur le front politique, OpenAI a également connu plusieurs départs très médiatisés au sein de sa direction.
Chris Malone avait rejoint OpenAI en mars 2025, peu après l’annonce de Stargate, son projet de centres de données mené avec Oracle et SoftBank. Le projet a connu des débuts difficiles.
OpenAI s’est d’abord orientée vers la location de capacités informatiques auprès de fournisseurs cloud plutôt que vers la construction de ses propres installations, avant de changer à nouveau de stratégie. L’entreprise relance désormais ses efforts internes dans les centres de données, mais en louant des installations entières plutôt qu’en louant des puces auprès de fournisseurs cloud. Malone ne semblait toutefois pas diriger cette nouvelle orientation.
Son départ s’ajoute à une série de départs de hauts responsables chez OpenAI, notamment la directrice des revenus Denise Dresser, le directeur des opérations Brad Lightcap et Fidji Simo, qui occupait le rôle de numéro deux auprès du PDG Sam Altman.
Ces départs interviennent alors qu’OpenAI prépare une introduction en bourse attendue pour 2027 et cherche à rattraper son concurrent Anthropic dans les ventes aux entreprises.
Les géants de l’IA continuent d’exercer leur influence politique à tous les niveaux de gouvernement, qu’il s’agisse de la position du ministère américain de la Justice sur les droits d’auteur ou des négociations menées en secret par des collectivités locales concernant des contrats de centres de données.
Wynton Hall, directeur des réseaux sociaux de Breitbart News, a publié Code Red: The Left, the Right, China, and the Race to Control AI, présenté comme un guide destiné à expliquer comment le mouvement MAGA peut élaborer des positions sur l’IA bénéfiques à l’humanité, sans céder le contrôle des États-Unis à la gauche de la Silicon Valley ni permettre à la Chine de prendre le contrôle du monde.
Source: Brietbart – Read the original Article
